Organisation internationale de la Francophonie
Discours de M. Abdou Diouf - Paris, le 2 mars 2011

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Discours de M. Abdou Diouf - Paris, le 2 mars 2011

Discours prononcé par le Secrétaire général de la Francophonie lors de la 5e Conférence mondiale de l’ITIE

Monsieur le Président d’honneur de l’Initiative sur la Transparence des industries Extractives,

Cher Peter EIGEN,

Madame la Présidente de l’ITIE,

Chère Clare SHORT,


Je voudrais très simplement, en ce moment convivial qui nous rassemble durant cette cinquième Conférence mondiale et marque le passage du relais entre vous deux, d’abord remercier Peter EIGEN pour le travail accompli depuis le lancement de l’Initiative et pour l’inlassable volonté dont il a fait preuve depuis près de dix ans au service d’ un idéal de transparence et de rigueur, ensuite saluer la détermination de Clare SHORT qui accepte cet héritage et qui saura certainement le faire fructifier.

Je veux ensuite rappeler l’engagement de la Francophonie aux côtés de l’ITIE.

Certes un nombre conséquent de pays francophones sont candidats et, maintenant, conformes : je suis ainsi particulièrement heureux de saluer le succès récent du Niger et de la République centrafricaine, ainsi que le retour de la Guinée parmi les pays candidats.

Mais, chose bien plus importante pour la Francophonie, l’ITIE est un élément majeur d’amélioration de la gestion et de la gouvernance des pays : en associant l’Etat et ses administrations, les entreprises pétrolières ou minières et les associations de la société civile, elle permet un suivi et donc un partage plus équitable et plus réfléchi de ressources qui par essence appartiennent à tous. L’ITIE est bien une méthode, un outil au service de la bonne gouvernance, de la paix et d’un exercice concret de la démocratie. C’est bien pourquoi elle a été inscrite dans la Déclaration du Sommet de la Francophonie tenu à Québec en octobre 2008.

Je voudrais enfin souligner les efforts faits par le Secrétariat pour prendre en compte la diversité culturelle et linguistique des participants à l’Initiative et surtout des pays candidats.

On ne s’approprie bien que ce que l’on comprend clairement : pour que l’Initiative devienne réellement un outil entre les mains des populations des pays miniers et pétroliers, elle doit leur être accessible dans leur langue, avec leurs concepts et d’une façon adaptée à leurs références. Présenter les documents en anglais, espagnol, français et russe, assurer l’interprétation des débats dans ces langues, chercher des validateurs et des administrateurs indépendants plurilingues et connaissant le terrain – toutes ces démarches représentent certes un coût et des efforts importants : mais elles sont nécessaires pour que l’Initiative ne se transforme pas en une procédure réservée aux seuls spécialistes et ignorée de ceux qui doivent la soutenir et la défendre.

Je souhaite donc plein succès à vos travaux, un repos mérité à Peter EIGEN et bon courage et bonne chance à Clare SHORT.

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