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Le Conseil Permanent de la Francophonie (CPF) condamne le coup d'Etat militaire intervenu au Niger le 18 février dernier

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Le Conseil Permanent de la Francophonie (CPF) condamne le coup d’Etat militaire intervenu au Niger le 18 février dernier

1er mars 2010

Suite au coup d’Etat militaire survenu au Niger le 18 février 2010 et la prise du pouvoir par le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD), le Conseil Permanent de la Francophonie (CPF) s’est réuni en session extraordinaire le 1er mars à Paris pour examiner la situation dans ce pays qui a vu naître, le 20 mars 1970 à Niamey, la Francophonie institutionnelle.

Présidée par Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, cette session du CPF a adopté une résolution qui, conformément au chapitre III alinéa 5 de la Déclaration de Bamako, condamne fermement le coup de force perpétré, le 18 février dernier au Niger, par le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD), qui a renversé le Président Mamadou Tandja.

Une délégation représentant les nouvelles autorités nigériennes avait été invitée à prendre la parole devant les membres du CPF. Composée du Professeur André Salifou, ancien Représentant personnel du chef de l’Etat nigérien au CPF, du Colonel Abdoul Karim Goukoye, membre et porte-parole du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD) et du Lieutenant-colonel Idrissa Chaïbou, membre du CSRD, cette délégation a pris la parole pour réitérer son engagement à mettre en place un gouvernement de transition et à organiser, à terme, des élections libres, transparentes, démocratiques et crédibles sans qu’aucun membre du CRSD, ni du gouvernement de transition, n’y prenne part.

Dans la résolution adoptée, le CPF demande aux nouvelles Autorités de confirmer formellement, d’ici à sa prochaine session prévue le 16 avril, les modalités et le calendrier d’un retour à une vie constitutionnelle véritablement démocratique et d’en assurer la mise en œuvre dans les meilleurs délais. Il exhorte les acteurs politiques nigériens à ramener rapidement, en œuvrant de manière consensuelle et inclusive, leur pays sur le chemin de la démocratie en organisant des élections libres, fiables et transparentes, en rétablissant des institutions conformes aux principes d’un Etat de droit et en respectant le plein exercice des droits et des libertés sur l’ensemble du territoire national.

Les membres du CPF ont décidé de demeurer saisi de cette situation, de manière à réexaminer sa position, à la lumière de la Déclaration de Bamako, lors de sa prochaine session prévue le 16 avril, en fonction des actes posés et des avancées constatées dans le sens de ses recommandations. Le CPF demande au Secrétaire général d’envoyer une mission au Niger, avant le 16 avril, pour évaluer et constater les progrès que les nouvelles Autorités du Niger se sont engagées à réaliser. Enfin, il affirme, dans un souci de solidarité et de responsabilité, la disponibilité de la Francophonie à accompagner pleinement le processus de retour à un ordre constitutionnel et à une vie politique démocratique, ce, en liaison étroite avec les autres partenaires internationaux.

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